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 Douleurs sous la lune [pv Mathéo]

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Judith Sparrow
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MessageSujet: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Dim 15 Juin - 11:12

Des reflets argentés jouant dans les branches. Une étendue d'eau sombre et sans aucune ride à sa surface. A peine peut-on entendre un grand duc hululer lugubrement. Central Park dort dans le froid manteau de la nuit noire... Les phares des voitures passent, faisant apparaître momentanément des formes monstrueuses. Ces formes courent un instant le long des chemins déserts et s'évanouissent comme des fantômes. Les arbres mêmes semblent menaçants et recelés de sombres secrets et projets inavouables. Le long du lac, une grille empêche les désespérés de venir se laisser glisser dans l'eau dormante à jamais. Mais au milieu de la grille, trois barreaux sont brisés. Tranchés net, et une large ouverture, béant sur la nuit, s'étend. Le vent se lève et voltige dans les longs cheveux d'une ombre.

Cette ombre est assise au bord du lac. Sans une vue particulièrement perçante, on ne pourrait la remarquer. Elle se confond dans les ombres qui l'environnent. Une ombre qui a cessé de courir. Car elle a courut toute sa vie. Une ombre qui a presque trouvé ce qu'elle cherchait. Une ombre qui repose sa solitude, trop souvent utilisée... Cette ombre, c'est une femme. Son beau visage luit d'une volonté féroce et du premier coup d'oeil, on devine une femme forte. Mais Judith est fatiguée d'être forte... Ses recherches auront-elles une chance d'aboutir ? Elle l'ignore. Iblis aussi l'ignore. Judith ne sait pas pourquoi et comment Iblis est né. Il est apparut un jour, dans sa tête et depuis, il ne l'a plus quitté. Il l'aide, la conseille et parfois s'en va mais jamais bien longtemps. C'est une sorte de double. Iblis prétend qu'il est infiniment vieux mais Judith suppose qu'il dit ça pour se donner un genre. Esprit éternel, ça a l'air de lui plaire, comme trip... Judith conserve son regard fixé sur l'onde calme du lac, à peine frémissante sous la tendre caresse du vent.

Tu crois qu'on y arrivera, Iblis ?

Judith aime parfois parler à haute voix avec son double mais elle prend bien soin de le faire loin des oreilles indiscrètes. A l'heure des kits mains libres, cela ne paraitrait pas forcément louche, une fille parlant toute seule, mais mieux vaut être prudente, dans le contexte actuel... La voix de Judith change alors, devient plus profonde, plus guttural.

Je n'en sais rien. Les humains se préoccupent parfois de choses étranges...

Je ne vois pas ce que cela a d'étrange de vouloir retrouver ses vrais parents.

Tes géniteurs t'ont abandonnés. Et je ne vois pas ce que tu pourrais apprendre d'eux.

Je veux savoir pourquoi ils ont fait ça.

Tss, tss, tss, l'esprit humain cherche à tout prix une raison aux choses qu'il ne peut comprendre. Tu souffriras de cette rencontre.

Iblis, j'ai déjà pris ma décision et je ne te demande pas ton avis.

Je te signale, mademoiselle je sais tout, que je suis ton colocataire de corps et que moi aussi j'ai mon mot à dire sur l'endroit où nous allons !

Judith s'apprête à répliquer lorsqu'elle entend un bruit juste derrière elle. Surprise, elle se retourne. Un homme se tient devant elle. A-t-il surpris la conversation qu'elle a tenu avec Iblis ? Sûrement. Est-il là pour la chasser de Central Park. Cela doit sans doute être interdit de rester la nuit dans cet immense parc. Judith, sans le vouloir, sous le coup de la peur, a projeté son sentiment sur le jeune homme. Une peur intense serra le coeur de son interlocuteur. Judith se laisse parfois submerger par son pouvoir. Cependant, ses "victimes" ont toujours conscience que ces sentiments d'une rare violence leur sont transmis par elle. Judith venait donc de se trahir aux yeux de l'inconnu. Etait-il mutant ? Ou allait-il tout simplement la dénoncer ?

*Et en plus c'est paranoïaque. Attend qu'il parle et tu verras bien ce qu'il te veut !*

*Iblis, je n'ai pas sollicité ta compagnie et je ne sollicite pas tes conseils.*

Iblis se retrancha alors dans un silence boudeur et Judith attendit que l'homme prenne la parole.

_________________

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Dernière édition par Judith Sparrow le Dim 15 Juin - 16:42, édité 1 fois
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Mathéo Flakser
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Dim 15 Juin - 14:22

Ça y était. Il ne savait pas comment mais son proprio avait dû apprendre qu'il avait été viré... Il ne savait pas non plus pourquoi il avait perdu son job... Il avait aider à se relever son patron qui semblait s'être prit un bon coup de poing dans la joue. Elle était rouge et il saignait de la lèvre. Bien que son patron eut passé tout le temps de son contrat à le faire trimer, à le railler et à ne jamais le respecter, Mathéo avait tout de même eu la bonté de l'aider à se relever. Le seul mot qu'il avait eu en retour n'était pas un remerciement pour service rendu mais un remerciement pour lui dire de rendre son tablier. C'est étrange comme les mots peuvent avoir des sens bien contraire et pourrait pourtant se tenir à la même place dans une phrase.

Mathéo marchait donc sur ce trottoir. Il faisait nuit et ça devait bien faire une bonne heure qu'il avait quitté son grand immeuble miteux après avoir constaté que le propriétaire avait fait changé la serrure. Lorsqu'il était arrivé dans la rue, il avait entendu son nom appeler dans le rez-de-chaussé. Sans s'en formaliser il avait continuer sa route. son proprio lui beuglait que s'il comptait récupérer ses affaire encore dans l'appartement, il faudrait qu'il vienne lui payer ses loyers de retard. Qu'est-ce qu'il en avait à faire de ses affaires? Trois paires de chaussette, de la vieille vaisselle, quelques couverts émaillés, quelques maillots et une chemise. Il n'avait plus rien certes, mais il ne verrait plus cette face de rat de propriétaire qui ne faisait que lui casser les pieds avec son foutu loyer. Les lumières des voiture éclairait l'asphalte sur lequel il déambulait sans y prendre garde. Il ne savait pas où aller et ses pieds non plus. il descendait cette rue sans vraiment savoir où cela le mènerai. Soudain il manqua le trottoir et glissa sur la route, se retrouvant assis sur le goudron, venant tout juste de se rendre compte de ce qui venait de lui arriver. Des phares apparurent à sa droite et lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit passer la voiture devant lui, le chauffeur au téléphone riant de bon cœur sans vraiment regarder la route. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Il était debout sur le trottoir et regardait les phares arrière rouge de ce chauffard s'éloigner. Après une courte réflexion, il abandonna, se disant qu'il était fatigué et qu'il avait du retourner sur le trottoir plus vite qu'il ne s'en était rendu compte, que la voiture devait être plus loin qu'il l'avait réalisé sur le moment, que ses trous de mémoires ne lui était pas étrangère. Après tout, il fallait s'attendre à ce qu'elle revienne un jour...

Il secoua sa tignasse blonde, remua la tête puis reprit sa route comme si de rien était. Il se plongea un moment dans ses souvenir de lycée, de collège, période où les crise était réellement présente comparé à leur quasi inexistence à la FAC. Aussi loin qu'il se le remémorait, les trous de mémoire le suivait et entrainait étrangement des renvois d'établissement le plus souvent.

Alors qu'il en arrivait à cette conclusion, des voix étrange lui parvinrent sur la gauche. il regarda l'air distrait la grille qu'il longeait, n'identifiant pas tout à fait les paroles prononcées. Il compris que cette grille était celle de central parc, l'endroit de New York où il ne comptait réellement jamais mettre les pieds. Tout en se demandant qui pouvait bien se trouver dans ce parc à cette heure tardive, continua de marcher. soudain il arriva à un endroit de la grille où les barreaux avait été coupés net. Il n'y prit pas tellement garde mais avec l'obscurité, il ne vit pas le barreau dans lequel son pied donna un petit coup en se posant à terre. Il s'arrêta de peur de rouler sur une tige de fer et vit de l'agitation à sa gauche. Dans le par, se tenait quelqu'un, juste en face de lui. Il eut extrêmement peur, une peur atroce, une peur qui le submergea des pieds à la tête. Il se rendit alors compte que ce n'était aps une peur qu'il pourrait sentir de lui même... quelque chose lui disait que c'était cette personne en face de lui qui émettait cette terreur.


Un instant la jeune fille se trouva en face d'un autre homme. Cet instant ne dura certainement que quelques secondes mais dut être assez étrange. L'homme qui s'était tenu calme un instant plus tôt se pencha en un éclair, ramassa un barreau et le brandit l'air menaçant, une envie de violence dans le crâne.


-Arrête ça tout de suite, où je te jure, je m'occupe de te refaire le portrait.

Il ne fallut qu'un clignement d'œil pour que le jeune homme se retrouve à quelques centimètres de la jeune femme, le barreau au dessus de sa tête, un sentiment de haine l'envahissant. Alors qu'il allait l'abattre sur la jeune femme debout devant lui, sa voix se fit suppliante et il lâcha le barreau à côté de lui, se tenant la tête.

-Non! Pas maintenant! Attends! Je lui fend le crâne et je te rends ta place! DÉGAGE!

Il se redressa l'air fatigué et se tenant toujours la tête d'une main. L'air fatigué il vacilla et s'empêtra dans le barreau sous son pied. Le jeune homme partit en avant, entrainant avec lui la jeune fille dans l'eau qui semblait si calme derrière elle.

Contre tout attente, la surface de l'eau était vraiment peu profonde. Les mains en avant, Mathéo put se rattraper sans trop de difficulté sur les cailloux tapissant le fond de l'eau claire. L'eau qui lui éclaboussa le visage le réveilla un peu et il se releva l'air perdu. voyant une jeune femme le derrière dans l'eau à côté de lui, il ne mit pas longtemps à comprendre qu'il avait dû glisser et entrainer cette demoiselle avec lui. Il lui tendit une main l'air désolé.


-Excusez ma maladresse...

Son air désolé était tout à fait réelle. Il n'avait rien d'hypocrite dans l'âme, juste une humilité et un repentis sans pareil.
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Dim 15 Juin - 15:57

Restant toujours incertaine, Judith détailla le jeune homme du regard. Des cheveux d'un blond un peu sale, un visage fin et délicat et d'étranges lunettes qui faisaient paraître ses yeux un peu plus gros. Judith resta immobile, la peur toujours présente. Que lui voulait-il ? Iblis était toujours aux abonnés absents, véxé sans doute et réfugié dans un pan de son cerveau. Il ne se passa pas quelques secondes avant qu'un mouvement se produisit. Judith sursauta. Le regard doux du jeune homme s'était voilé d'un drap de haine et de violence. Elle fronça les sourcils. Sa main se rapprocha imperceptiblement de ses katanas qu'elle ne quittait jamais. Ils lui avaient d'ailleurs permis de s'introduire dans le parc, par la grille.
L'homme saisit un des barreaux brisés dans lesquels il venait de se prendre les pieds. Et là, Judith resta bouche bée. L'homme était à une trentaine de pas d'elle et en un battement de cil, il était devant Judith, menaçant, armé de son barreau métallique. Judith ne bougea pas d'un pouce. Son regard se posa sur le jeune homme, sa main ne quittant toujours pas son katana. Judith savait que ses réflexes la protégerait et la lame affutée de ses katanas était si solide et si tranchante qu'elle ne craignait aucune arme, enfin presque aucune.
Son regard accrocha donc celui de l'inconnu. Un doux sourire joua sur ses lèvres. Et, par son regard, un sentiment de paix et de sympathie entoura le jeune homme, comme une chaude couverture. Etait-ce grace à cela ? Toujours est-il que l'homme se tordit de douleur, une voix suppliante écorchant le silence de marbre des alentours. Les arbres mêmes semblaient attendre la suite des événements. Il lacha son arme et se redressa péniblement, comme s'il s'était tiré d'un rude combat. Et ses yeux avaient retrouvé leur lueur douce.

*Il aurait un double lui aussi ?*

*Ca y ressemble, Iblis.*

Judith se sentait soulagée de retrouver son corrélégionnaire toujours sarcastique et cynique.

*Et tu peux m'arranger un rendez-vous avec ce double, tu crois ?*

*Iblis, pour un esprit qui se targue d'avoir des milliards d'années, tu es bien frivole.*

Judith n'entendit pas la réponse d'Iblis. Le jeune homme, titubant, venait de se prendre les pieds dans le barreau qu'il avait laché et tomba sur elle, l'entraînant vers le lac. Judith, surprise, roula cul par dessus tête et se retrouva les fesses dans l'eau. Elle resta un moment dans cette position parfaitement ridicule, immobile et silencieuse. Iblis se chargea de la tirer de sa torpeur.

*Si je peux me permettre une constatation qui semble t'avoir échappé, sa Majestée a son illustre arrière-train dans la flotte. Et ce serait bien qu'elle l'en sorte. A mon humble avis.*

Judith ne put se retenir et éclata de rire. Le fou rire ! Le truc incontrôlable qui, lorsqu'il se déclenche vous fait passer pour un dingue. Au bout d'un long moment d'hilarité, elle s'aperçut que l'homme lui tendait galament la main. Elle lui adressa un de ses sourires si doux qu'ils semblaient envoyer une impression de miel dans la bouche de celui à qui ils étaient adressé. Elle prit sa main et se releva.

Et bien, on peut dire qu'on ne s'ennuie pas avec vous ! Vous faites quoi, à cette heure ci dans le parc ? Je pensais être une des rares à ne pas trouver le sommeil parmi les mutants, on dirait que je me suis trompé. Au fait, je m'appelle Judith Sparrow.

Et comme toujours, elle oublie de me présenter... Fille ingrate et négligeante.

Ah oui, et mon colocataire de corps, Iblis.

Elle m'appelle colocataire mais elle n'a pas l'acte de propriété de ce corps. C'est peut-être elle la colocataire, beau blond.

Iblis ! Ne l'écoutez pas, il est très taquin. Et vous, quel est votre nom ?

Judith, en attendant la réponse de son interlocuteur, entreprit de se sécher le popotin dans un mouvement comique de dandinement. Vive la classe et l'élégance ! ^^

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Mathéo Flakser
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Lun 16 Juin - 2:19

Mathéo aida à se relever la jeune fille devant lui qui venait d'éclater de rire. Il la trouva au premier abord bizarre mais pas autant que quand il entendit deux voix légèrement différentes sortirent de sa bouche. La sienne s'entrouvrit sans qu'aucun son n'en sorte. Lorsqu'elle se mit à se dandiner pour se remuer un postérieur humide, cela l'acheva. Il perdit l'équilibre sous le choc et se retrouva sur le derrière, les pieds encore dans l'eau, l'arrière train sur la berge. Il était trempé et dégoulinant des pieds à la tête. Qu'est-ce que c'était que cette énergumène! Et puis ce qui dépassait de derrière elle, s'était bien des fourreaux? des fourreaux de katana! Mais qu'est-ce que cette cinglé foutait dans central parc à cette heure! Comment osait-elle se balader ainsi et se présenter sans retenu au premier inconnu? Mathéo était complètement perturbé et perdu. Il secoua la tête, regarda l'eau un instant puis se releva d'un bond. Le jeune homme fit deux pas en arrière, inspira, hésita, se pinça le bras, ferma les yeux et les rouvrit sur cette jeune fille qui ne voulait pas disparaitre. Il soupira puis reprit la parole, l'air concentré.

-Houla! deux secondes les...heu... Les deux là... Qu'est-ce qu'il se passe? Je rêve! C'est pas possible... Une ventriloque armé de lames japonaises en plein New York... Ok.. Bon... On m'a dit qu'il y avait des gens bizarres sur terre et en particulier à New York... Ok... Mais comment ce fait-il que vous m'accusiez d'être un mutant, moi? De quel droit osez vous faire ça? Est-ce que je vous insulte de folle moi? Et puis c'est quoi ça!

Il ramassa le barreau à ses pieds.

-C'est vous qui avait fait ça? Vous êtes dingue? Et avec quoi?

Mathéo avait des questions plein la tête et n'en avait posé que la moitié... Il lâcha le barreau et se passa les mains dans les cheveux en soufflant les yeux écarquillé fixant le sol entre eux. Se tenant la tête un instant dans cette position il commençait à vraiment être perdu dans des questionnements sans queue ni tête et surtout sans réponse.

-Et puis c'est qui ce Iblis?!

*Qu'est-ce que je fous là moi...*


Les bras ballant le long du corps, il fixait cette originale comme une peinture abstraite, cherchant à en déchiffrer la signification.
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Lun 16 Juin - 11:54

Judith, en quelques secondes, ressentit la gène de son interlocuteur. Elle se mordit la lèvre. Elle n'avait pas voulu le mettre mal à l'aise. Le regard presque de dégoût qu'il lui lança la blessa plus qu'elle ne le pensait. Pourquoi ? Après tout, ce n'était pas la première fois qu'un homme la jugeait repoussante, elle était une mutante après tout. Cela la ramenait des années dans le passé. Son premier petit ami. Un humain. Elle en était tellement amoureuse qu'elle avait projeté son désir sur lui. Et il en avait été tellement effrayé, qu'il l'avait jeté au sol et laissée là. La blessure au coeur se rouvrait aujourd'hui... Cela se vit, son visage se crispa, comme en proie à une profonde douleur et elle baissa la tête. L'homme semblait complètement désapointé. Judith eut alors un sourire triste. Elle en avait souvent conscience, qu'elle était une sorte d'erreur de la nature. Son regard suffisait à produire une immense douleur à autrui. Elle se souvint également du puissant sentiment amoureux qu'elle avait inspiré à un homme, sans le vouloir, alors qu'il ne l'était pas... Dangereux pouvoir quand il échappe au contrôle... L'homme, après avoir glissé au sol venait de se relever. Mais là, c'est Judith qui se laissa glisser au sol, pensive et silencieuse. Sa réaction était vive et il lui demanda pourquoi elle l'appelait mutant. N'était-il pas au courant ? Ou bien protégeait-il son secret ? Elle bredouilla d'une voix troublée :

Et bien, votre faculté de bouger si vite ne peut vous provenir que d'une mutation. Aucun humain normalement constitué ne se déplace aussi vivement... Excusez-moi, je n'ai voulu ni vous effrayer ni vous agresser...

Iblis ricana dans sa tête.

*C'est plutôt lui qui t'a agressé !*

Judith ne répondit rien à Iblis. Elle gardait son regard fixé dans celui de l'inconnu, avec une expression d'infinie tristesse dans les yeux. Elle soupira et se cala la tête dans les genoux. De nombreux souvenirs remontaient et lui collaient des baffes, l'un après l'autre. Elle secoua la tête. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Elle n'allait pas être faible devant quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Elle tenta, tant bien que mal, de répondre aux questions qu'on lui posait.

Je suis entrée à l'aide de mes katanas. Je les entretiens tous les jours, ils sont plus tranchants que n'importe quelle arme.

Elle les désigna de la main. Iblis voulut intervenir pour répondre à la deuxième question, le concernant mais Judith lui ferma la bouche.

*Il semble déjà terrorisé par moi, si tu lui parles, il va s'enfuir.*

Iblis sembla accepter l'évidence et s'évanouit temporairement de l'esprit de Judith.

Iblis est mon double. Un double psychique. Je pense qu'il est apparu lorsque ma mutation s'est révélée à moi. Je l'ai refusé de toutes mes forces et d'une certaine manière, il y a eu une déchirure dans mon esprit. Iblis est né comme ça. Il partage le même corps que moi. Je ne suis pas un monstre, monsieur...

La dernière phrase aurait pu faire sourire dans la bouche d'une petite fille mais la douleur transparaissait dans les mots de Judith. Elle soupira encore et prit son visage dans ses mains.

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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Mar 17 Juin - 1:33

Mathéo regardait cette femme qui restait dans l'ombre. Il n'arrivait pas bien à discerner son visage jusqu'à ce qu'une voiture passe derrière lui et l'éclaire au passage. Elle s'était recroquevillées et semblait déconfite. Mathéo perdit encore plus ses moyens. L'avait-il blessé? Pas par le geste en tout cas! Il avait dû lui dire des choses qui avait fait mal. Il ne voyait pas quoi mais surtout il ne comprenait pas de quoi elle parlait... Une vitesse surhumaine... Qu'est-ce que c'était que cette histoire... Elle avait dû se tromper... Il n'avait qu'une simple vision hypertrophiée lui... Il regarda autour d'eux pour chercher une autre personne qu'elle aurait pus confondre avec lui... Ne voyant personne, il s'approcha de cette fille alors qu'elle continuait de parler. Elle ne le regardait plus et lui la fixait l'air perplexe. Il n'en avait plus peur mais était quand même un peu intrigué par son comportement. Lorsqu'elle prononça le mot monstre quelque chose en lui se retourna. Il ne savait pas ce que c'était mais ça lui fit tout bizarre dans le ventre. Il vint se mettre à côté d'elle et s'accroupit.

-Excusez moi d'avoir paru énervé. Vous ne m'avez pas blessé ni agressé, c'est moi qui ai dû vous faire le plus peur des deux... Je suis plus calme d'habitude... Vous m'avez un peu surpris, voilà tout.

Il posa une main chaleureuse sur son épaule quand une nouvelle voiture passa et ses yeux se posèrent sur la surface de l'étang. Une forme se tenait debout derrière lui et le fixait avec des yeux noir. Il se retourna d'un geste brusque pour fixer le vide qui l'entourait. Rien, pas une ombre... Il scruta l'obscurité un instant et finit apr se dire qu'il était fatigué.

-Bon... Arrêtez de vous morfondre et venait par ici.

Quelques mètres plus loin se trouvait un banc sur la berge du lac. Le jeune homme aida la demoiselle à se relever et la mena jusqu'au bloc de pierre taillé. Il s'assit à côté d'elle et remua la tête.

-Très bien... On recommence. Je m'appelle Mathéo et vous? Ah! oui... Judith c'est ça? Et Iblis... Bon! Passons... Vous m'avez parlé de pouvoir. J'en conclu que vous êtes une mutante. Je ne vous dénoncerez pas, non pas parce que j'ai un pouvoir d'accélération mais un pouvoir d'hyper-vision.

Il ne mentait pas, ça se voyait sur son visage et au plus profond de son être. Mathéo avait toujours était un garçon intentionné et une jeune fille triste le mettait dans un état de bonté exceptionnelle.

-Ça vous direz de discuter un peu? Vous semblez au moins autant perdu que moi tout à l'heure.

Ce sourire chaleureux qu'il arborait... Il était tellement rassurant... Et charmeur peut-être également. Si Mathéo arrivait à redonner le sourire à cette autre mutante, il se sentirai utile encore une petite fois dans la journée... Avec cette adolescente au capitole, c'était déjà la deuxième qu'il rencontrait dans la même journée après avoir vécu plusieurs mois à New York sans réussir à en croiser un seul...
C'était maintenant que la situation était au pus mal pour eux que les mutants se montrait à lui... Ses yeux maudits devaient l'être plus qu'il ne l'avait imaginé pour ne pas avoir réussis à en voir plus tôt...


[HRP]Dsl... Me plait pas ce post...--"[/HRP]
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Mar 17 Juin - 12:07

Judith resta silencieuse. Les phares d'un voiture éclairèrent brusquement son visage, ses yeux luisant dans la lumière. Elle détourna le regard. L'homme gardait les yeux fixés sur elle et Judith ne put s'empêcher de plonger son regard dans celui du jeune homme. Il semblait décontenancé et sincérement désolé. Un sourire doux s'égara sur les lèvres de la jeune mutante. Il n'y était pour rien. Ce n'était pas sa faute. L'homme fronça les sourcils lorsqu'elle lui apprit qu'il se déplaçait à une vitesse largement supérieure à la normale. Judith hocha la tête. Il n'était pas au courant. Cela avait-il un lien avec le double qu'elle n'avait fait qu'apercevoir, à ses dépends ? Judith secoua la tête, elle n'allait pas parler de ce probable double en plus. Son interlocuteur paraissait déjà suffisament inquiet de sa santé mentale. Judith ne disait toujours rien et le jeune homme se rapprocha d'elle. Le sourire de Judith s'élargit. Elle sentit la main chaude du jeune homme s'appuyer sur son épaule et étrangement, un frisson la parcourut. Un frisson de peur ? Non, sûrement pas. Juste un frisson... Fort agréable d'ailleurs... Il s'excusa et Judith tourna la tête vers lui. Sa voix avait repris son assurance mais une douceur étrange émanait d'elle. Une douceur rassurante qui entoura le jeune mutant comme un cocon et le réconforta.

Ne vous excusez pas. Vous n'avez rien fait.

Son interlocuteur se retourna, comme en proie à d'étranges visions mais Judith n'en tint pas compte. Il s'était levé à présent et lui tendait une fois de plus la main. Deux fois en moins de dix minutes... Elle se mordit la lèvre. Qu'est-ce qui lui avait pris de se laisser aller ainsi ? Allons, ptite Juju, ressaisit toi ! (ce n'est qu'un début, continuons le combat !^^)

*Ca y est, mademoiselle pleurnicharde s'est remise debout ?*

Judith sourit. Dans la voix d'Iblis, elle avait sentit une inquiètude et une tendresse difficilement camouflé par la remarque sarcastique. Elle ne répondit rien, se concentrant sur le mutant qui s'était à présent installé sur un banc. Elle s'assit à ses côtés. Et il se présenta, comme si on remontait le temps ou qu'on refaisait une prise ratée au cinéma. Il s'appelait Mathéo. Origine espagnole ? Judith appris qu'il était doué d'hyper vision. Intéressant... Etrange ! Elle répondit d'une voix douce et enjouée, afin de faire disparaître la première impression qu'elle avait produite.

Enchantée Mathéo. Charmée même. Vous êtes doué d'hyper-vision ? Vous pouvez voir jusqu'à quel distance ?

Judith se demanda si Mathéo n'était pas la proie de maux de tête redoutables, comme lorsqu'un myope enlève ses lunettes et fait trop travailler ses yeux. Puis, après sa réponse, elle reprit, acceptant la proposition de Mathéo de discuter.

Excusez-moi. D'avoir réagi de cette façon. C'est juste que des souvenirs me sont remonté dans la mémoire et ce ne sont pas de bons souvenirs ! Mais chassons la tristesse. Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un mutant.

*Si beau.*

Judith se mordit la lèvre. Iblis était plus perspicace qu'elle ne le pensait. Elle rougit comme si Mathéo avait pu entendre la remarque alors qu'il n'en était rien. Elle reprit contenance en toussotant. Elle releva ensuite la tête, son regard se fondant dans celui de Mathéo. Elle sourit.

Que faîtes-vous dans la vie, Mathéo ? Vous avez trouvé un emploi malgré votre condition ? C'est de plus en plus difficile... Ou vous cachez-vous comme nos semblables ?

Judith eut une pensée fugitive pour son propre métier et se demanda si elle répondrait franchement, pour le cas où Mathéo lui demanderait quel était son travail. Strip-teaseuse, ce n'est pas un métier très reluisant... Mais c'était un des rares qui lui permettait de travailler de nuit. Judith attendit la réponse de Mathéo en l'observant. Son regard détailla le visage du mutant. C'était bizarre. Elle le trouvait attachant. Au bout de quelques minutes ? Ca c'est de l'attachement express ^^. Ses pensées troublées se concrétisèrent en un puissant sentiment qui fondit sur Mathéo. Le désir de l'autre. Judith n'y était pour rien, elle avait perdu le contrôle, une fois de plus. Elle ferma les yeux et inspira à fond, le sentiment se réduisant progressivement dans le corps du jeune homme. Jusqu'à disparaître.

Excusez-moi. Mon don est une vrai calamité quand on ne sait pas encore bien l'employer... Je perd parfois le contrôle...

Elle sourit à Mathéo. Elle espérait ne pas l'avoir effrayé ni lui avoir transmis un sentiment qu'elle ne pourrait plus arracher...

[hrp] Pourquoi tu l'aimes pas ce post ? ^^ [/hrp]

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Mathéo Flakser
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Mer 18 Juin - 1:32

Mathéo, s'était installé bizarrement pour un jeune homme de son âge : il avait mis un pied sur le banc et l'autre par terre, un coude sur son genou et l'autre sur le dossier de façon à être tourner vers le lac tout en ayant la jeune fille presque en face de lui. Apparemment elle allait, elle aussi, bien mieux. Un léger sourire s'installa sur les lèvres de Mathéo qui commençait à regarder le reflet de la lune à la surface de l'étendue froide. D'ailleurs il allait commencer à avoir froid avec ses vêtements trempés. Mais il s'en fichait. De toutes façons il n'avait nulle part où allait se sécher. La jeune fille continuait de parler et il l'écoutait d'un air distrait et pourtant si attentivement, fixant toujours la sphère opaline dans l'eau noir.
Une voiture passa et la lune disparut dans un passage de phares éblouissant. Il choisit ce moment pour reporter son attention sur la jeune fille, quelque centimètres plus à droite. elle lui avait posé pas mal de questions et il l'avait laissé faire de peur de l'interrompre. Le bras appuyé sur le dossier se laissa doucement glissé dans le vide et il passa l'autre main dans ses cheveux, l'appuyant sur son occiput, continuant de regarder la jeune femme d'une manière qui se voulait sympathique, sans plus. Il allait lui répondre, voyant qu'elle avait terminé, quand sa respiration s'accéléra, son cœur se mit à battre plus vite, son cerveau se déconnecta, pour qu'une chaleur se répande plus vite dans tout son corps. quelque chose l'envahissait. Il continuait de regarder cette jeune femme mais plus de la même manière. Il le sentait, il la trouvait... différente... attirante...

Soudain, il battit des cils et lorsqu'il ses iris se rajustèrent à la luminosité, la sensation avait disparu et la jeune femme avait changé de position l'air gêné et parlait de nouveau, s'excusant que quelque chose. Il fronça les sourcils avec une étrange sensation d'avoir manqué quelque chose, regardant dans le vide en tentant de trouver quoi. Judith, comme elle s'était elle même présentée tout à l'heure, parler encore lorsqu'il reporta son regard sur elle. Mathéo aperçut alors sa main crispée bizarrement derrière la nuque de la jeune fille. Il eut, l'espace d'un centième de seconde seulement, l'envie de saisir cette magnifique femme par le cou et de lui faire le plus de mal possible. Il secoua la tête, posa sa main crispée sur son front et elle se détendit aussitôt. Il changea de position en toussotant, se sentant quelque peu à l'étroit dans son pantalon et posa les coudes sur ses genoux. Il avait tout de même réussi à suivre les dires de la demoiselle et s'efforça de lui répondre.


-Ce n'est rien, ne vous inquiétez pas... Ce sont des choses qui arrivent parfois... Nous ne sommes pas parfait... Pour ce qui est de ma vision...

Il tourna légèrement la tête et planta ses yeux dans ceux de la demoiselle par dessus ses lunettes. Un lampadaire se trouvait quelques mètres plus loin derrière lui et cette faible lueur suffit à sa corné tapissée d'un nombre incroyable de cône de distinguer parfaitement certain détails déjà difficilement visible en plein jour.

-Ce n'est pas seulement une question de distance... Vous saviez que vous aviez des pigments marron, minuscules, perdus au milieu de ce bleu de vos iris? Moi je les vois très bien... Je vois aussi qu'il y a environ une dizaine de papillon qui tourne autour de ce lampadaire de l'autre côté du lac... Et si je me concentrais un peu mieux, je pourrai certainement vous dire la marque de fabrication de son ampoule.

Il reporta son regard depuis la lumière lointaine à la radieuse jeune femme à côté de lui qu'il regarda de nouveau de derrière ses lunettes, arborant un air amusé. Il hésita un instant puis, le rouge lui montant déjà au joue, il se permit une idiotie:

-Cependant, je n'ai pas besoin de mon pouvoir pour apprécier votre beauté, mademoiselle.

Souriant de plus belle, les yeux pétillant de malice, il se mit en tailleur et s'adossa au banc, posant ses deux coudes sur le dossier, posant son regard sur le lac puis sur le ciel. Décidément, il ne se ferait jamais à New York et ses lumières... Impossible d'apprécier un beau ciel étoilé avec ces foutus éclairages urbains. Tant pis, il chercha un instant la lune et s'amusa à en détailler les cratères par dessus ses lunettes, un à un, l'air pensif, se servant de son pouvoir pour mieux les voir. Il le dominait de mieux en mieux ce pouvoir... Ces yeux maudits avait-il décidé de lui obéir désormais?
Pourquoi avoir pensé à ça? Les cratères se mirent à grossirent, à s'étendre, à l'englober, à le submerger. La lune entière lui tomber sur la tête.
Il ferma le plus rapidement possible ses paupières et enfonça légèrement ses doigts dans ses orbites. La douleur lui permit de se concentrer sur quelque chose de concret et ainsi reprendre le contrôle plus facilement.

Poussant un long soupire il rouvrit lentement les yeux, appréciant de nouveau le visage de la jeune fille tourné vers lui, laissant ses pupilles s'ajuster parfaitemetn grâce aux lunettes.


-Je vous avez bien dit que ça arrivait à tout le monde de perdre le contrôle, non?

Et le sourire lui revint... Il changea encore une fois de position, reprenant la première : un coude sur le genoux, l'autre sur le dossier et l'autre jambe pendante dans le vide entre le banc et le sol. Elle se balança légèrement du fait de son agitation et alla caresser le mollet de sa voisine. Il se raidit et se pencha immédiatement pour voir où s'était égaré son pied.

-Oups! Je suis vraiment désolé!

Il s'éloigna légèrement de la jeune fille et reprit ses aises en se raclant la gorge.

-Vous m'avez demandé mon emploie tout à l'heure, non? Je devrai avoir honte mais je n'y arrive pas alors ne vous étonné pas si je vous annonce avec si peu de sentiment que je suis chômeur depuis hier matin... quant à me cacher, ce sera d'autant plus difficile que j'ai perdu mon appartement ce soir même...

Et il souriait toujours, insouciant qu'il était... D'accord, ce n'était pas le premier job qu'il perdait, il en retrouverai certainement un bientôt mais perdre son appartement n'était pas si peu important qu'il voulait s'en convaincre. New York était cher du mètre carré...

-Et vous?

Demanda-t-il sur le même ton désintéressé, avant de se tourner brusquement pour éternuer. Ça y était... Il avait prit froid maintenant. Quelle magnifique journée!



[HRP] Tout simplement car je l'ai fait en deux fois donc perdu le fil, j'ai eu du mal à me remettre dedans et aussi parceque j'avais aps beaucoup d'inspiration...
L'avantage (ou l'inconvénient) est que souvent, les posts qui suivent les merdique comme celui-ci ressmble à celui-là^^[/HRP]
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Judith Sparrow
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Mer 18 Juin - 17:00

Judith avait suivi Mathéo. Presque docilement. Elle se détendait effectivement et allait mieux. Un sourire jouait même souvent sur ses lèvres. Mathéo s'installa sur le banc, de manière très étrange. Il ressemblait comme cela à un lycéen rebelle. Judith sourit davantage. Cet homme était étrange. Judith s'installa à côté de lui, sur son côté droit. Elle plongea son regard un long moment sur le lac immobile qui s'étendait devant eux, presque à leurs pieds. Cela avait quelque chose de presque romantique de rester ainsi avec un parfait inconnu. Judith secoua la tête. Mais n'importe quoi ! Cerveau, tais-toi ! Judith reporta son attention sur Mathéo. C'est là qu'elle s'aperçut qu'il frissonait. Il devait avoir tellement froid, dans ses vêtements trempés avec le fond de l'air si frais. Elle dirigea alors son pouvoir sur lui. Et oui, Judith ne contrôlait pas uniquement les sentiments mais aussi les sensations. Une douce chaleur, comme une brise d'été entoura le mutant et se maintint constante autour de lui, l'isolant du froid. Judith lui adressa un doux sourire.
Mathéo avait écouté sans broncher les questions qu'elle lui avait posées. Une fraction de seconde, Judith espéra qu'elle n'avait pas été trop indiscrète. Elle ne voulait absolument pas le brusquer. Aparement, il n'avait pas eu l'air offensé et s'apprêtait à lui répondre. Pour le moment, Mathéo la regardait, cherchant sans doute ses mots. Quand soudain, lorsque le pouvoir de Judith lui échappa, le regard de Mathéo se mit à changer. Il devint aussi brûlant que la braise. Judith en eut le souffle coupé. Elle pouvait presque percevoir le sang du jeune homme s'embraser dans ses veines. Elle dégluttit difficilement, tentant de cacher son trouble et d'éteindre le feu qu'elle avait allumé bien malgré elle. Mais malgré sa réserve, elle trouvait ce mutant inexplicablement attirant. Elle ne l'avait rencontré que depuis quelques minutes et pourtant... Elle ne comprenait pas et tenait fermement la bride à ses sentiments. Déjà qu'elle n'arrivait pas à ne pas intervenir sur ceux des autres ! Presque contre elle, Judith garda le regard plongé dans celui de Mathéo. Finalement, elle détourna les yeux et resta plongé dans la contemplation du lac, comme s'il avait le pouvoir d'éteindre la flamme qu'elle tentait d'étouffer en elle.

Elle ne put voir la main de l'inconnu se crisper derrière elle dans une posture fort agressive. Mais elle perçut un changement. Du désir, il n'émanait plus de lui qu'une violence dévorante. Judith ne dit rien. Mais elle était persuadé qu'il possédait un double. Dont elle ferait bien de se méfier. Alors pourquoi de l'attirance envers cet homme dangereux ? Elle ne savait toujours pas. Iblis était aux abonnés absents, comme toujours quand Judith sentait ce genre de sentiments, c'est à dire pas souvent... Judith tourna lentement la tête, avec un grace et une élégance digne d'une reine. Et elle posa son regard presque inquisiteur dans celui de Mathéo comme si elle voulait confondre celui qui était si malfaisant à l'intérieur de lui. Mais aucune lueur agressive ne brillait plus dans les yeux de Mathéo. Uniquement un embarras difficilement camouflé qui le conduisit à changer de position sur le banc. Son regard glissa sur le visage de Mathéo, s'attardant sur ses yeux si puissants et sur ses lèvres si fines... Elle détourna une fois de plus le regard et le fixa sur l'horizon qu'elle ne distinguait plus. Mathéo répondit enfin à ses interrogations. Judith rougit lorsque le regard de MAthéo, une fois de plus plongea dans le sien et qu'il lui révéla la présence de légers pigments bruns dans ses yeux bleus. Son sourire d'une douceur iréelle s'offrit une fois de plus au regard perçant de Mathéo. Il lui expliqua que la distante n'était pas le seul facteur à prendre en compte. Lorsqu'il lui donna quelques exemples de son pouvoir, Judith fut impressionnée. Il était si puissant...
Mais elle fut surprise par sa dernière remarque, concernant sa beauté. Son coeur s'emballa tandis que le rouge montait au visage de Mathéo. Judith hocha la tête et murmura :

Je vous remercie... Vous me flattez...

Elle passa une main sur son front pour cacher la fièvre qui s'était emparée d'elle. Un léger silence s'installa ensuite. Nullement pesant, au contraire. Un silence léger et pétillant. Mathéo fixa son regard sur la voûte étoilé. Judith l'imita en se demandant combien d'étoiles pouvait-il percevoir. Et avec quelle précision merveilleuse pouvait-il observer les astres ? Judith ferma les yeux. Les lumières de New York de toute façon empêchaient toute vision du ciel. Mathéo s'abima dans la contemplation du ciel. Mais quelques instants plus tard, il se massa les paupières, comme en proie à des maux de tête redoutables. Judith l'observa un instant en silence, puis lorsque sa main quitta ses yeux, elle se rapprocha et déposa un doux baiser sur ses paupières fermées. Elle s'écarta, comme si de rien n'était même si le contact avec la peau du jeune homme l'ai fait frissoné.
Mais finalement, le sourire lui revint. Mathéo semblait soulagé. Peut-être son mal de tête s'était-il envolé. Judith sourit en entendant que tout le monde pouvait perdre le contrôle. ELle répondit :

Parfois, cela est bien grisant de se laisser aller à la perte de contrôle...

Elle se mordit la lèvre. Hum, hum, bien joué la miss. Comme sous-entendu, on ne fait pas mieux. Au moment, où elle disait ces mots, une douce pression lui effleura le mollet. Un frisson remonta le long de sa jambe jusque dans son bassin. Mathéo s'excusa. Judith répondit, d'une voix encore plus basse, le souffle coupé.

Ce n'est rien...

Enfin, Mathéo s'écarta d'elle, ce qui désola Judith. Son coeur battait la chamade et elle était furieuse contre elle. Que lui prenait-il de réagir de la sorte, comme une collégienne ? Elle écouta néanmoins les réponses de MAthéo. Il avait perdu son emploi et son appartement entre hier et aujourd'hui. Judith en était désolée.

Croyez bien que j'en suis désolée pour vous ! Je possède un petit appartement, ce n'est pas grand chose, mais si vous souhaitez, je peux vous dépanner le temps que vous trouviez quelque chose.

Et voila ! Judith avait le coeur sur la main mais souvent cela se retournait contre elle. Mais elle ne regrettait pas sa proposition. Son coeur se serra lorsque Mathéo voulut savoir quel était son emploi. Elle se racla la gorge. Comment dire... Euh... Elle en avait tellement honte. Mais après tout,c'était un métier comme un autre ! Finalement, elle lacha :

Je... je suis... strip teaseuse... Dans un établissement en plein coeur de Manhattan... C'est temporaire bien sûr !

Elle laissa ses yeux se perdre dans ceux de Mathéo. Elle avait un peu peur qu'il la juge comme une femme de petite vertu, alors que c'était loin d'être son cas. Elle ne vendait pas son corps, seulement la vue de son corps. Le silence s'installa. Judith ne quittait pas des yeux Mathéo. Un long moment s'écoula sans qu'aucun ne prenne la parole. Judith, dans un geste infiniment lent, tendit les mains et enleva tout doucement les lunettes du nez de Mathéo. Elle les posa au sol. Ses doigts glissèrent sur la joue du mutant, comme une aveugle essayant de capturer par le toucher un visage aimé. Elle effleura ses paupières en une douce caresse. Le visage de Judith se rapprochait de plus en plus. Elle était comme hypnotisée. Etaient-ce les yeux du jeune homme ? Le coeur de Judith battait tellement fort qu'elle s'attendait à ce qu'il sorte de sa poitrine. Un léger effleurement de ses lèvres sur celles du mutant et la digue fut rompue. Un baiser. A la fois doux et brutal, timide et fougueux. Judith perdit la notion du temps....
Que lui avait-il pris ? Son pouvoir s'était-il retourné contre elle ?

Lorsqu'ils s'écartèrent l'un de l'autre, Judith resta silencieuse, le souffle haletant. Que dire ? Que faire ? Allait-il la repousser ? Ou bien s'enfuir ?

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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Jeu 19 Juin - 1:15

Le premier contact du baiser sur ses paupières avait complètement échappé à Mathéo. Il n'avait absolument rien senti... Certainement le froid l'engourdissait-il trop malgré le pouvoir encore présent de la jeune fille. Toutes les répliques qu'il prononça furent suivit de petits commentaires qui faisait ce que l'on appelle une conversation et firent plaisir à Mathéo qui y vit une forme d'intérêt de la part de la jeune fille en face de lui. Décidément, le jeune homme avait dû changer ces derniers mois pour que tout d'un coup tout le monde daigne regarder ne serait-ce que dans sa direction. Cette fille au Capitole et maintenant elle... Était-ce le statut de vagabond qui le faisait désormais plaire aux femmes de tout âge.. Une certaine forme de pitié peut-être... Cette pensée ne fit que renforcer son sourire alors qu'il continuait de parler et elle de lui répondre.

Lorsqu'elle lui proposa de venir chez lui, il ne sut quoi répondre et décida de garder cela pour plus tard avant de renchérir en lui demandant son emploi, le temps pour lui dé réfléchir à la question d'aller dormir chez une inconnue... Il n'en eut pas le temps. La gêne de la jeune fille suite à sa question était remarquable et il s'en voulu profondément. Elle avait eu du mal à lui avouer sa profession qui n'était certes pas très catholique, mais vraiment peu importante pour lui. Perdant de l'esprit sa réflexion précédente, il se demanda comment se faire pardonner. La réponse ne tarda pas à s'imposer d'elle même. Il formulait dans sa tête tout un tas de phrase l'informant que ça ne le choquait pas... Qu'il n'y avait pas de problème de son point de vue morale... Qu'il fallait bien gagner sa vie... Sachant pertinemment que les emploies étaient des choses peu stables, autant prendre le plus vite possible ce qui daignait se présenter...

Il n'eut cependant pas le temps d'articuler la première voyelle qu'il se rendit compte qu'elle avait posé ses doigts fins sur ses lunettes. Il fut tellement surpris que sa tête se vida intégralement. Que faisait-elle. Il sentit ses lunettes se soulever. Il se focalisa alors sur une seule chose : garder le contrôle de ses pupille. Il ne savait pas ce qu'elle faisait mais de toutes façon, chercher à l'en empêcher le déconcentrerai et entrainerai des problèmes certainement assez conséquent. Il plongea son regard dans le sien, se concentrant sur un pigment bleu particulièrement magnifique. Il stabilisa le grossissement sur celui-ci et attendit que son cœur se clame. Toujours en se concentrant, il tentait de savoir ce qu'il se passait autour de lui. Quelque chose lui frôla la joue. C'était doux et chaleureux...

Le pigment se mit à avancer. Pourtant il était certain d'avoir encore le contrôle... Recourant au dernier moyen, il ferma les yeux et quelque chose vint effleurer ses lèvre... Il compris que Judith venait de l'embrasser... Ses lèvres l'avait à peine touchait et pourtant il sentait quelque chose se répandre dans tout son corps depuis ses lèvres jusqu'au bout de ses orteils, en passant par son dos et ses cheveux. Il resta un instant les yeux fermer, se demandant pourquoi elle avait fait ça... Ne trouvant pas de réponse et se demandant ce qu'elle faisait désormais, il rouvrit les yeux.
Malheureusement le grossissement n'avait pas changé. Des détails en excès de n'importe quoi, de n'importe où, tous plus flous les uns que les autres se mirent à s'agiter devant lui. Il eut un sursaut qui ne fit que bouger encore plus ce mélange immonde de couleur et de forme plus ou moins géométrique. L'équilibre lui manqua alors. Il se sentit partir sur le côté. Cherchant à se rattraper, il agrippa la première chose qui lui passa sous les doigts. Se fut le banc... Malheureusement pas le dossier mais le siège. Cette action n'eut aucun effet et il continua sa chute vers le sol. Sa min attrapa une nouvelle chose au passage. Il ferma de nouveau les yeux, ne voyant de toutes façons absolument rien, sentant la nouvelle chose attraper venir avec lui alors que la première lui échappait, trop glissante. Il sentit le sol sous son dos, dur et froid, puis quelque chose lui tomber dessus. Il reconnu alors la voix de Judith dans un petit cri de stupeur. Il ne pu les retenir elle et lui, protégeant comme il put de sa main la tête de la jeune fille pour ne pas qu'elle heurte le sol lorsqu'il continuèrent de rouler. Il y eut une nouvelle pause pendant laquelle ils se retrouvèrent de nouveau en suspend dans les airs avant qu'un froid glaciale lui morde le dos.


Il n'osa plus bouger une seconde, sentant le poids de Judith sur lui et l'eau imprégner de nouveau ses vêtements qui avaient à peine commencé de sécher... Ses bras passèrent sous le corps de Judith sans réellement savoir où ils s'aventuraient et commencèrent à la soulever légèrement, l'incitant à se relever alors que sa voix ne voulait toujours que bredouiller...

-Je... Je... Désolé mais... Je... Enfin... Pardon!

Il se redressa une nouvelle fois dégoulinant d'eau et se concentra, les yeux toujours fermés, pour tenter de retrouver comment on se servait de ces petits muscles qui lui permettaient de régler comme il le fallait son iris étrange. Les ayant retrouvés, il plaqua ses mains devant ses yeux. Lorsqu'il rouvrit, il reconnut des yeux des cellule épidermique apparaissant à un grossissement rendant l'image tellement flou qu'il ne put que deviner la nature de ce qu'il regardait. Il ne dit mot pendant un moment, s'affairant à retrouver les cellules, puis le tissu, puis le creux d'une ligne de sa main, puis une deuxième ligne et enfin sa paume. Cet exercice lui était très pénible à chaque fois et il lui fallait une très grande concentration pour réussir à le réaliser... Et sans un grand calme il n'y serait pas arrivé du tout. Inspirant profondément il retira ses mains, laissant ses iris s'affoler un instant, puis il en reprit le contrôle et repéra la jeune fille et enfin ses lunettes derrière elle, juste à côté du banc. Il s'ébroua, à la manière d'un chien que l'on venait d'arroser, pour retirer un maximum d'eau dans ses cheveux de nouveau trempés et sortit de l'eau dans des bruit de succion, provenant de ses basket, assez agaçant... Pour lui en tout cas. Il passa rapidement à côté de la jeune fille, ramassa ses lunettes, les chaussa et put enfin souffler et laisser son cerveau relâcher une emprise exigeant énormément de concentration sur ces petits muscles, si petits qu'ils en devenaient introuvables et incontrôlables.

-Eh ben voilà!

Lâcha-t-il comme s'il venait simplement de nettoyer les carreaux de ses lunette. Il fit volte face et avant que Judith n'ait pu prononcer un seul mot, il plaça son indexe à quelques millimètres se sa bouche. Ses doigts venait de patauger dans le lac et il doutait de sa propreté et il n'osa pas risquer de salir ces magnifiques lèvres. En l'absence de la demande accrue des iris en concentration pour lui permettre leur contrôle, Mathéo reprenait ses pleines capacités d'analyse et de réflexion entrainées en filière scientifique jusqu'en FAC et il en avait gardé de bon restes.

-Je m'excuse mais j'ai adoré ça! Permettez?

Avant qu'elle n'ai pu répondre il posa de nouveau ses lèvres sur celles de la jeune fille, certes, de façon plus brève qu'elle ne l'avait fait, mais de façon moins épuisante pour son cerveau. Il souriait comme jamais il n'avait sourit. Cette sensation d'euphorie l'enivrait et cette fille était tellement belle... Il ne put se demander pourquoi elle arrivait à s'intéresser à lui, lui et ses pull imbibés d'eau plus ou moins claire, détendus et aux couleurs délavées... Lui et son pantalon trop large pour être classe... Lui et son attitude si étrange de tous les jours... Cependant... Cette jeune femme capable d'être attiré par lui lui donna une assurance qu'il n'avait encore jamais connu auparavant.

-En attendant que vous retrouviez vos esprits que vous avez apparemment perdu... Pourrait-on regagner votre appartement que je puisse tenter de me sécher?

Sa bonne humeur exceptionnelle (ce qui n'était pas rien au vu de son niveau de joie quotidien) lui faisait prendre la vie avec d'autant plus d'ironie et d'humour. Plus rien ne pourrait lui gâcher cette journée... À part peut-être le refus de Judith quant à sa dernière demande. En attendant, il était bien trop excité (dans le sens où ses émotions de gaité se bousculent toutes les unes les autres dans sa tête jusqu'à lui donner un regard enfantin et un sourire des plus farceurs et gamins) pour pouvoir penser à cette éventualité. Il n'avait qu'une hâte, aller se sécher et continuer de discuter avec cette charmante demoiselle qui venait de lui taper dans l'œil d'une façon des plus... humides!
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Judith Sparrow
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Jeu 19 Juin - 14:02

[hrp]Lol, excellent ton post ^^ [/hrp]

Durant la conversation, Mathéo avait paru se détendre et sans doute apprécier cet échange de paroles. Il semblait de pas avoir l'habitude des femmes. Judith trouva cela étrange, venant d'un mutant aussi beau. Les filles devaient le poursuivre de leurs assiduités. Peut-être ne s'en rendait-il pas compte ? Judith était sous le charme et ne pouvait lutter. C'était la première fois qu'elle ressentait cela pour quelqu'un. Par sa maladresse et sa gentillesse, elle le trouvait tellement touchant. Et ce n'était pas de la pitié. De l'amour ? Sans doute... Aussi vite ? Et le coup de foudre, ça existe, non ? Mathéo sembla hésiter lorsqu'elle lui proposa de venir chez elle. Mais il n'avait pas non plus refuser. Après tout, elle était une inconnue pour lui, elle pouvait très bien être un danger... Mais le regard si doux de Judith ne pouvait être interprété comme une menace... Aucun homme n'aurait pu s'y tromper...
Mathéo lut la gène de Judith sur son visage lorsqu'elle lui révéla quel genre de travail elle effectuait. Il eut l'air sincèrement désolé. Ce n'était pas de sa faute... Elle trouvait cela normal qu'il lui pose la question. Cela prouvait qu'il s'intéressait à elle. Et elle en était touchée. La seule chose qui lui faisait peur, c'est qu'il ait une mauvaise opinion d'elle. Mais d'après son regard, il n'était ni dégoûté, ni choqué. Bon signe. Mathéo s'apprétait à lui répondre lorsque Judith l'embrassa.

Mathéo sembla plonger son regard dans l'azur des yeux de Judith. Elle lui sourit avant de se rapprocher de lui et de poser ses lèvres sur les siennes. Le long baiser qui s'ensuivit la fit planer à des millers de kilomètres de là. Elle se sentait tellement bien... Elle aurait voulu que ce moment ne s'arrête jamais. Elle soupira de bonheur, sa main glissant instinctivement dans la chevelure de Mathéo. Le contact des lèvres du jeune homme la remplissait de joie, comme si elle buvait à la source même du bonheur. La douce étreinte sembla durer à la fois des heures et seulement quelques secondes avant qu'ils s'écartent l'un de l'autre. Judith resta immobile, silencieuse, sur son nuage. Elle sourit, d'un sourire tendre. Cependant, Mathéo semblait complètement déboussolé. A cause de sa vision ? Judith se doutait bien qu'il devait percevoir chaque détail de sa peau et de ses yeux si proches. Et il y avait sûrement de quoi avoir le vertige de tant de détails... Comme pour confirmer ses suppositions, elle sentit Mathéo vaciller. Que lui arrivait-il ? Il balançait de droite à gauche, comme un navire qui roule sous les vagues. Il tenta de se retenir au banc mais ses mains n'attrapèrent que le siège, ce qui ne l'empêcha guère de glisser davantage. Judith posa sa main sur son épaule. Mathéo s'y accrocha... Et....

SBPAF !

Le jeune couple avait basculé du banc et s'était retrouvé roulant sur le sol dur. On aurait presque pu croire à un mauvais film à l'eau de rose où les deux jeunes gens folâtrent gaiement dans l'herbe, à rouler l'un par dessus l'autre. Judith eut un cri de surprise mais il n'y avait rien à faire. Ils arrêtèrent leur course folle dans un grand :

SPLACH !!

Judith se retrouva à califourchon sur Mathéo qui lui barbottait gaiement dans l'eau. Enfin, gaiement était un bien grand mot. Malgré la position plutôt gênante, Judith ressentit un plaisir intense d'être au contact du corps du jeune homme. Elle lui sourit et lui l'aida à se relever. Elle reforma une bulle de chaleur autour d'eux, faisant sécher leurs vêtements. Mathéo s'ébroua comme un chien ce qui fit rire Judith.

Décidément, avec toi, c'est récurent de tomber à l'eau !

Judith était passé spontanément au tutoiement, vu le rapprochement qu'ils avaient eu, elle estimait ridicule de continuer à se vouvoyer. Mais Mathéo semblait toujours étourdi. Judith se demanda pourquoi. Il n'arrivait plus à contrôler sa vision ? Elle ignorait tout de l'utilité de ses lunettes et ne comprenait donc pas. Mathéo passa près d'elle, comme cherchant quelque chose. Il attrapa ses lunettes qui étaient toujours près du banc et les chaussa sur son nez. Un soupir de soulagement lui échappa et il s'assit, comme un homme qui a enfin trouvé la source de son réconfort. Judith souhaitait lui demander à quoi cela rimait-il mais Mathéo était déjà près d'elle et avait placé son index près de ses lèvres, pour lui demander le silence. Elle plongea une fois de plus son regard dans le sien, se posant toujours bon nombre de questions. Soudain, Mathéo lui demanda une permission qui lui fit venir le sourire aux lèvres. Cette demande ressemblait tellement à une demande de gentleman. Charmant...
Il n'attendit d'ailleurs pas sa réponse et de toute manière, en avait-il besoin pour savoir qu'elle ne demandait que cela ? Les lèvres du mutant se posèrent sur les siennes, en un baiser plus tendre et plus bref, mais tout aussi sucré et ennivrant. Et que c'était bon de sentir que ses sensations étaient partagées ! Lorsqu'une fois de plus, ils se séparèrent, elle le regarda, ses yeux brillant de tendresse. Ses doigts passèrent une fois encore sur le visage du mutant en une douce caresse. Le visage de Mathéo était rayonnant et rien ne pouvait faire plus plaisir à Judith. Elle murmura de manière tout juste audible :

Que tu es beau...

Le sourire ne quittait plus les lèvres de Judith à présent et elle ne pouvait détacher les yeux de l'homme qu'elle aimait. Lorsque Mathéo accepta sa demande d'aller dans son appartement, ce fut le comble. Judith nicha son visage dans le cou de Mat, s'enivrant de son odeur... humide ^^. Elle s'écarta et lança d'une voix enjouée :

Très bien ! On est parti !

Judith se leva, attrapa doucement la main de Mathéo et l'entraîna vers son appartement...

[hrp]Tu postes ta réponse et je créerais après la suite dans mon appart, ok ? Désolée pour la longueur du post.... :/ [/hrp]

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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Jeu 19 Juin - 15:28

[HRP] j'adore les posts long!^^ Je n'en ai que plus à dire![/HRP]


Elle souriait... c'était tout ce qu'avait espéré Mathéo... Qu'elle accepte encore un peu qu'il l'embrasse, encore et encore... Que leurs lèvres se frôlent, se touchent, se caressent... Il avait souhaité qu'elle veuille comme lui, que ce doux moment continue, car lui n'était pas prêt à arrêter d'en redemander.

Que tu es beau...

Ces mots raisonnaient sans sans fin dans son esprit divaguant. Comment pouvait-elle avoir flashé sur lui si vite? Il n'en savait rien et là, en ce moment précis, il n'en avait absolument rien à faire. Ces sensations était complètement nouvelle pour lui. En déplaise à tous les vaniteux et macho, les jeunes hommes de vingt-trois ans encore puceau, ça existe encore en dehors des films humoristiques américains...
Son adolescence, il l'avait passé, d'abord à se consacrer aux études et à éviter les autres, cultivant son esprit et son corps, et plus tard à tenter de plaire à tout le monde... Malheureusement, plaire à tout le monde fini par déplaire même avec une personnalité plaisante et un corps ayant tout pour plaire.... Les garçons Le trouvaient trop proche des filles et en était jaloux, et les filles le trouvait trop proche trop proche d'elles. comme l'adolescence est une période des plus apte à la jalousie, le fait d'imaginer son compagnon toujours collé à tout le monde ça ne plaisait à personne. Et puis il aimait tout et ne détestait rien... Ce qui fait qu'il ne pouvait être d'accord avec personne. N'avoir jamais rien à opposé fait de vous quelqu'un de fade... Être aimé de tous est impossible. On finit par se désintéresser de vous et à vous coller une étiquette de vieux meuble faisant partie du décore.
À force de chercher l'attention de chacun, Mathéo avait fini par être fuis de tous. Aujourd'hui, il avait fini par retrouver une identité. Ce n'était peut-être pas celle qu'il aurait dû se forger avec le temps mais s'en était une. Il avait tellement compris que la banalité était une source de rejet qu'il avait peut-être un peu trop forcé sur l'originalité... Quoi qu'il en soit, l'intérêt que lui portait Judith ne pouvait pas être un plus beau cadeau.

Elle le prit par la main et commença à l'entrainer vers la sorti du parc qu'elle avait dit avoir elle même fait dans la grille. Les baskets du jeune homme faisaient toujorus le même bruit abjecte mais il souriait, aux anges, et n'en avait absolument rien à foutre. Il marchait vers l'endroit qui allait être emplis de l'odeur de cette magnifique jeune fille et c'est tout ce qui importait.

Il passa par dessus un barreau qu'il remarqua sans y faire attention. De nouveau quelque chose en lui se mit à remuer. Il se figea et couru vers le lac, lâchant la main de Judith. Il avait beau être de la meilleur humeur qui soit, cette sensation lui faisait particulièrement peur... Pas pour lui. Ce n'était pas la première fois qu'il la ressentait et elle ne lui avait jamais fait de tord. Mais quelque chose en lui lui disait que ce n'était pas à lui qu'elle voulait du mal. La vision de sa main crispée et de l'envie de violence lui revint à l'esprit. Arrivé au bord du lac, il mit un genou à terre et se pencha au dessus de la surface. Son reflet apparut normalement et le regarda avec le même air que le sien, un air de défis. Il avait vu une forme tout à l'heure et quelque chose lui disait de s'y intéresser.


-Qui es-tu? murmura-t-il, assez bas pour que sa conquête du soir ne l'entende pas et ne le prenne pas pour un taré.

Le reflet ne lui répondit pas. "Normal" me direz-vous... D'accord... Mais le fait que le Mathéo reflété se lève et disparaisse alors que Mathéo n'avait pas bougé d'un pouce vous semble toujours "normal"? Mathéo semblait furieux. Cette chose ne lui inspirait rien de bon. Il n'en avait pas peur mais il fallait qu'il sache qu'est-ce que cela était.

Judith s'approcha de lui et Mathéo se releva aussitôt, plongeant son regard dans le sien, y retrouvant sa gaité momentanément perdu. Il accrocha sans problème un sourire sur ses lèvres serrées et reprit un air décontracté. Il lui suffisait de penser à son parfum enivrant et aux contacts qu'ils avaient eu. Plongeant sa main dans sa poche, il en sortit une pièce.


-J'avais perdu mon dernier dollar... Ça peut toujours être utile après tout!

Son anxiété avait disparu. Après tout, cette Judith le trouvait assez attirant pour qu'il remette à plus tard ses questionnements... Cela faisait des années que cette boule le gêné de temps à autres... Ce n'était pas un jour de plus ou un de moins qui pourrait changer quoi que ce soit. Il tendit sa main à Judith et attendit qu'elle la reprenne.

-Je suis tout à vous désormais!

À peine l'eut-elle attrapée, qu'elle n'eut pas le temps de faire un autre geste. Il l 'attira à lui et la prit par la taille, posant à nouveau ses lèvres sur les siennes. Il ne se lassait plus de ces petits contacts éphémères.

-Enfin... À toi...

Il lui prit de nouveau la main et d'une voix idiote et de foire il lança encore une ânerie...

-On peut y aller! Le chien est de nouveau en laisse!

Il lui secoua légèrement la main et pencha la tête sur le côté comme un petit chiot mis à part le fait que lui, il souriait sans pouvoir s'arrêt.
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MessageSujet: Re: Douleurs sous la lune [pv Mathéo]   Jeu 19 Juin - 16:25


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Douleurs sous la lune [pv Mathéo]
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